Financement bilatéral
Définition
Les financements bilatéraux sont des financements régis par des accords bilatéraux dans le cadre de la mise en œuvre de politiques de développement et de solidarité internationale des pays créanciers.
Ces financements peuvent prendre la forme de prêts accordés par les gouvernements et/ou leurs fonds/agences d’aide au développement, comme ils peuvent également provenir des organismes publics de crédit à l’exportation.
Le Maroc bénéficie aux appuis et financements offerts par ces pays (prêts/garanties/dons) en sus de leur accompagnement technique.
La dette bilatérale représente, à une date donnée, le total des tirages non encore remboursés au titre de l’ensemble des prêts extérieurs contractés auprès des pays créanciers ou leurs agences d’aide au développement.
Principaux créanciers
Sur les cinq dernières années, les principaux créanciers bilatéraux du Trésor sont : la France, le Japon, l'Allemagne et l’Arabie Saoudite.
A fin 2021, la dette à l’égard des créanciers bilatéraux représente 13% de l’encours total de la dette extérieure du Trésor.
La répartition de l’encours de la dette bilatérale du Trésor par type de créanciers se présente à fin 2021 comme suit :
Financement multilatéral
Définition
Les financements multilatéraux sont des financements régis par des accords avec des institutions financières internationales et régionales fondées par plusieurs pays dans le but, entre autres, d'encourager le développement économique et social dans les pays en développement.
Le Maroc est actionnaire dans plusieurs de ces institutions, notamment, la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), la Banque Africaine de Développement (BAD), le Fonds Monétaire Arabe (FMA), le Fonds Arabe pour le Développement Économique et Social (FADES), la Banque Islamique de Développement (BID), le Fonds International de Développement Agricole (FIDA). Il bénéficie à ce titre de l’accès aux appuis et financements (prêts/garanties/produits de gestion des risques/dons) desdites institutions en sus de leur accompagnement en matière d’assistance technique.
La dette multilatérale représente, à une date donnée, le total des tirages non encore remboursés au titre de l’ensemble des prêts extérieurs contractés auprès desdites institutions.
Principaux créanciers
Sur les cinq dernières années, les principaux créanciers multilatéraux du Trésor sont : la BERD, la BAD, le FMA et la BEI. A fin 2021, la dette à l’égard des créanciers multilatéraux représente 52% de l’encours total de la dette extérieure du Trésor. La répartition de l’encours de la dette multilatérale du Trésor par type de créanciers se présente à fin 2021 comme suit :
Projets et réformes financés
De façon générale, les emprunts extérieurs mobilisés par le Trésor auprès des créanciers bilatéraux et multilatéraux sont destinés exclusivement :
- aux appuis aux réformes
- au financement des projets inscrits dans le budget général.
A noter que depuis l’avènement de la pandémie de COVID-19, certains emprunts ont été mobilisés auprès des créanciers officiels et ont été destinés à la mise en place des mesures d’atténuation des différents impacts de la crise sanitaire.
Répartition des tirages sur emprunts extérieurs du Trésor pour l’année 2021, par type d’utilisation et par créanciers
Au titre de l’année 2021, les tirages sur emprunts extérieurs du Trésor se sont élevés à 18,4 milliards DH. Ces tirages ont été réalisés auprès des créanciers multilatéraux (12,0 milliards) et des bilatéraux (6,4 milliards). Ils se répartissent par utilisation et par bailleurs de fonds comme suit :
- 11,4 milliards DH ont été destinées aux appuis aux réformes dont :
- 2,7 milliards DH auprès de l’Allemagne au titre de l’appui au système financier marocain ;
- 6,7 milliards auprès de la BIRD, notamment pour le développement de l’inclusion financière et numérique, le développement de la petite enfance dans les zones rurales, le soutien de la stratégie « Génération Green » et l’appui au secteur des déplacements urbains ; et
- 1,0 milliard DH auprès de la France pour la généralisation de la couverture médicale obligatoire, la revitalisation des territoires ruraux et l’appui au programme de budgétisation sensible au genre.
- 3,8 milliards DH ont été réalisées pour mettre en place les mesures d’atténuation des impacts de la pandémie COVID-19 dont :
- 1,8 milliard DH avec le Japon
- 1,7 milliard DH avec la BIRD ; et
- 1,0 milliard DH avec la BEI.
- 2,2 milliards DH pour les projets du budget dont 1,3 milliard DH destinés à la conservation de l’eau et l’irrigation.